SNAP Canada

Notre magazine

Dans ce numéro

À Lire

 – Inspirer les gardiens de la nature de demain
 – Succès de la conservation au Québec
 – La conservation doit être guidée par une vision autochtone
 – Le charme naturel des parcs urbains nationaux
 – Les aires marines protégées sont utiles,
les réseaux d’AMP sont encore mieux!

Rubriques

 – Mot de la Présidente
 – Regard sur la conservation
 – Partout au Canada

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Toute Nature

Printemps/Été 2022

Plus que jamais, la valeur inhérente de nos espaces naturels et des services qu’ils fournissent est reconnue par tous, et la SNAP est ravie de constater l’élan et l’urgence grandissants à forger une voie pour atteindre l’objectif du Canada de protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030, avec une étape intermédiaire de 25 % d’ici 2025.

Dans ce numéro de Toute Nature, nous examinons comment tous les moyens d’action de conservation sont nécessaires pour aider le Canada à atteindre son objectif de 30 % d’ici 2030 et atténuer les impacts des changements climatiques et de la perte de biodiversité. Ce numéro porte les voix des leaders de la conservation d’aujourd’hui, et explore la façon dont les leaders de demain relèvent le défi de protéger la nature comme les jeunes d’aujourd’hui.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont vous pouvez contribuer à faire progresser la conservation au Canada, visitez notre centre d’action.

Mot de la Présidente


Un héritage d’espoir – La nature avant tout, la nature pour tous

Par: Laura Colella, présidente du conseil d’administration national de la SNAP Canada.

La tristesse des adieux laisse place au bonheur de contempler le chemin parcouru. Cette pensée me réconforte tandis que j’écris mes dernières lignes pour Toute Nature en tant que présidente du conseil d’administration national de la SNAP Canada. Après neuf ans au conseil, dont trois à la présidence, mon mandat arrive à son terme. En faisant le bilan de cette aventure extraordinaire, je ne peux que m’enorgueillir de tout ce que nous – l’équipe de la SNAP Canada et les personnes merveilleuses qui
se dévouent à notre cause – avons réalisé ensemble. Dans un monde assombri par des nouvelles inquiétantes, nous avons semé de l’espoir pour la nature.

Cette revue, par exemple, en est remplie. Après des années de travail de la SNAP Canada pour faire valoir le bien-fondé scientifique de la création d’un plus grand nombre d’aires protégées afin de sauvegarder la nature canadienne, le gouvernement fédéral s’est engagé à protéger 25 % des terres et des océans du Canada d’ici 2025 et 30 % d’ici 2030. Grâce au soutien d’organisations comme  la nôtre, au leadership autochtone et à la participation des provinces et des territoires, ces objectifs sont désormais à notre portée.

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Howe Sound, Squamish, C.-B. Photo: alpegot

Si nous agissons vite, le nombre d’aires protégées qui sont envisagées aujourd’hui peut nous permettre d’atteindre l’objectif de 2025. Au cours des six dernières années seulement, le Canada a créé près de 29 millions d’hectares de nouvelles aires protégées et de conservation. Au total, cela représente plus de quatre fois la superficie du Nouveau-Brunswick. De nombreux gains, comme le bassin hydrographique de la rivière Peel au Yukon, ont été défendus depuis longtemps par la SNAP Canada, de concert avec les Premières Nations, les collectivités locales et d’autres parties prenantes.

Nous avons contribué à faire pression sur le gouvernement pour qu’il consente à des investissements historiques en matière de conservation. Le budget fédéral 2021, par exemple, a alloué un montant sans précédent de 3,2  milliards de dollars à la conservation des terres et des océans. Le travail de la SNAP Canada a également permis de poursuivre les efforts de conservation des espèces et des écosystèmes dans les parcs nationaux existants, et notre expertise est aujourd’hui sollicitée pour guider la création d’un nouveau réseau de parcs urbains nationaux.
Ce ne sont là que quelques-uns des développements prometteurs survenus au cours de mon mandat. Ces réussites reposent en grande partie sur la vision inclusive de la SNAP Canada. C’est une vision que je continuerai à défendre avec fierté : la nature avant tout… mais la nature pour tous.

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Succès De La Conservation Au Québec

Montrer la voie pour le Canada

Massif des Chic-Chocs depuis le sommet du Mont Xalibu. Photo : Jean-Philippe Caron, CC BY-SA 4.0.

Lorsqu’il a rencontré la ministre du Tourisme du Québec plus tôt cette année, Alain Branchaud a compris ce qui faisait le succès de la province en matière de conservation. Le directeur général de la SNAP Québec a découvert que la ministre Caroline Proulx était attentive à la façon dont les aires protégées pouvaient être synonymes à la fois d’écotourisme et de conservation. Il s’est également entretenu avec le ministre de l’Environnement, de la Santé et d’autres membre du cabinet, tous désireux d’entendre comment la conservation de la nature pouvait soutenir les objectifs de leurs portfolios respectifs.

« Ils en parlaient tous, se souvient Alain Branchaud, qui a rejoint la SNAP Québec en 2015. Voilà ce qui fait la différence : une approche pangouvernementale, et le fait que les aires protégées soient considérées, non pas seulement comme des zones où tout est contrôlé, mais comme des opportunités. »

Le Québec est le champion de la conservation au Canada. En 2010, le pays s’est engagé avec d’autres nations à assurer la protection de 17 % de son territoire d’ici 2020. Cette promesse s’inscrivait dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CBD) des Nations Unies l’accord international qui vise à stopper la perte de biodiversité sur la planète. À l’échéance, seul le Québec, de toutes les provinces et tous les territoires du Canada, avait à la fois adopté l’objectif de 17 % et réussi à l’atteindre.

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Aujourd’hui, le défi est encore plus grand. Ottawa a promis aux Canadiens et Canadiennes – ainsi qu’au monde entier – de mettre 30 % des terres et des océans du pays à l’abri du développement et de l’exploitation d’ici 2030, tout en atteignant une cible intermédiaire de 25 % d’ici 2025. Le nouvel objectif repose sur des données scientifiques montrant qu’une protection de 30 % du territoire est le strict minimum pour préserver la nature. Le total national actuel dépassant légèrement la moitié de l’objectif de 2025, nombreux sont ceux qui s’intéressent à la réussite du Québec et se demandent quelles leçons en tirer pour atteindre leurs propres objectifs en matière d’aires protégées.

« Le Québec est un exemple à suivre, déclare Alison Woodley, conseillère stratégique principale de la SNAP Canada. Il est la preuve que des cibles ambitieuses et à plus long terme peuvent être atteintes. C’est un présage encourageant de ce qui pourrait être accompli si d’autres gouvernements adoptaient une approche similaire. »

Selon M. Branchaud, il s’agit avant tout d’une question de volonté politique. Lorsque l’actuel gouvernement du Québec est arrivé au pouvoir en 2018, il n’y avait pas véritablement de programme environnemental sur la table. Ce vide a ouvert la porte à des discussions avec la SNAP Québec et d’autres parties prenantes sur la conservation de la nature et, en particulier, sur les cibles en matière d’aires protégées.

Le groupe a informé la province, dont 8,6 % du territoire était protégé au début de la décennie précédente, qu’il y avait suffisamment de nouvelles propositions d’aires protégées à l’étude pour atteindre et même dépasser l’objectif de 17 % pour 2020. Tout ce qu’il fallait, c’était une volonté soutenue de lever les obstacles. « Nous disions que l’objectif était réalisable, se souvient M. Branchaud, et on nous a écoutés. »

Bien vite, le gouvernement du Québec a compris la valeur politique d’une telle poussée vers la création d’aires protégées. La pandémie aidant, de plus en plus de personnes ont pris conscience de l’importance de la nature pour leur santé mentale et physique. Les communautés locales ont commencé à voir le potentiel des aires protégées pour promouvoir l’écotourisme et le développement régional. Les groupes autochtones, quant à eux, y ont vu une chance de finalement sauver certains sites fondamentaux pour leur subsistance et leur culture.

De plus en plus, les scientifiques voient dans la protection des espaces naturels un outil puissant, à la fois pour lutter contre les changements climatiques – en préservant, par exemple, les vastes tourbières du nord du Québec, qui agissent comme des puits de carbone – et pour s’attaquer au problème de l’extinction des espèces. Il est vital, par exemple, de préserver des habitats comme l’aire de répartition du caribou de la toundra. « La crise de la biodiversité est prise au sérieux au Québec, explique M. Branchaud, entre autres parce que le siège du secrétariat international de la CDB est à Montréal. »

« Il n’a pas été difficile de faire valoir les avantages, reprend le directeur général de la SNAP Québec. La plupart des membres du gouvernement étaient avides de les entendre. Ils ont compris que les aires protégées étaient un bon cheval de bataille, que c’était une valeur sûre. » Rapidement, il est apparu que les objections aux propositions spécifiques d’aires protégées ne faisaient pas le poids. Le financement est d’abord venu de fondations privées, puis du nouveau Fonds fédéral pour la nature, annoncé en 2018 en réponse à une campagne menée par la SNAP Canada, et dont les contributions se poursuivront dans les prochaines années.

La province a rapidement fait siennes les cibles de 2020 et, en modifiant sa Loi sur la conservation du patrimoine naturel, elle a assuré l’application des normes internationales sur les nouvelles aires protégées et les autres mesures de conservation fficaces (AMCE), de même que la reconnaissance des aires protégées gérées par des Autochtones.
Le succès ne s’est pas fait attendre. À l’aube de 2020, les gouvernements et les communautés du Québec et des Inuits avaient annoncé la création de 30 000 km² de nouvelles aires protégées au Nunavik, préservant ainsi un cinquième de la région septentrionale de la province contre l’exploitation minière et d’autres formes de développement. Peu après, la protection de plusieurs autres sites, totalisant une superficie de 39 000 km², a été annoncée par le Québec et le gouvernement de la nation crie dans le territoire ancestral cri connu sous le nom d’Eeyou Itschee. De nombreux autres sites, plus petits, ont été annoncés dans le sud du Québec, notamment dans les monts Chic-Chocs, dans la région du Bas-Saint-Laurent.

« La réserve des monts Chic-Chocs est un très bon exemple de soutien local à une aire protégée, explique M. Branchaud. Ce sont les efforts d’une association locale, le Comité de protection des monts Chic-Chocs, en collaboration avec la SNAP Québec, qui ont permis à cette réserve de territoires aux fins d’aire protégée de voir le jour. »

Le Québec a atteint la barre des 17 % en 2020. Forte d’un nouveau capital politique, la province s’est rapidement engagée à aller plus loin, promettant de protéger 30 % de la province d’ici 2030, en conformité avec les objectifs nationaux et les objectifs internationaux émergents.

Plus tôt cette année, le gouvernement du Québec a annoncé la création de dix nouvelles aires protégées et, selon
M. Branchaud, dix annonces supplémentaires devraient être faites avant les élections prévues à l’automne. « Le gouvernement est fier de son succès. On le voit aux efforts qu’il déploie pour faire d’autres annonces d’ici aux élections. »

Dans son bulletin 2021 sur les aires protégées, la SNAP Canada a célébré les réalisations exemplaires du Québec en lui attribuant la note A- pour ses progrès. Dans la foulée du rapport, des provinces et territoires moins bien notés ont intensifié leurs propres efforts en matière d’aires protégées. Le Yukon, par exemple, a récemment déclaré plus de 35 000 km2 de zones de conservation dans le spectaculaire bassin hydrographique de la rivière Peel, augmentant ainsi considérablement sa superficie protégée totale.

« Tels sont les messages clés de notre bulletin », déclare Jessie Corey, gestionnaire nationale principale du programme de conservation terrestre de la SNAP Canada, à propos de la recette gagnante du Québec. « La volonté politique était là. Le gouvernement a commencé à chercher de nouvelles aires protégées potentielles dès le début de la décennie et a travaillé main dans la main avec les peuples autochtones. Il est allé chercher le financement disponible. Il a été proactif et a fait un véritable effort pour impliquer tous les joueurs. Il a suivi toutes nos recommandations pour s’assurer de résultats concrets sur le plan de la conservation. »

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Partout au Canada

Yukon

L’aménagement du territoire est en cours dans la région de Dawson, un paysage qui couvre 10 % du Yukon. Bien que la ruée vers l’or du Klondike et l’activité minière moderne aient transformé certaines parties de la région, cette dernière abrite encore de vastes paysages de forêt boréale intacte, d’anciennes tourbières et des montagnes parcourues par le caribou. Bien que l’ébauche du plan soit un bon début, la SNAP Yukon exhorte la Commission d’aménagement à prendre des mesures plus audacieuses.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site cpawsyukon.org/dawson-region.

Le troupeau de caribous de Fortymile. L’habitat de ce caribou de la toundra se situe dans la région de Dawson. Photo : Malkolm Boothroyd

Colombie-Britannique

Les récifs d’éponges de verre d’Átl’ka7tsem/Howe Sound jouissent désormais de cinq nouvelles mesures de protection impliquant des fermetures de pêches. Ces fermetures interdisent la pêche par contact avec le fond, comme le chalutage et le piégeage des crevettes, et visent à protéger les écosystèmes rares et anciens. Les zones d’interdiction s’étendent à 150 mètres au-delà des récifs afin d’éviter que les sédiments rejetés par les chaluts et les pièges voisins n’étouffent les éponges. La province mène actuellement des consultations avec les Premières Nations concernant leurs pratiques de pêche de fond à des fins alimentaires, sociales et cérémonielles dans les cinq nouvelles zones d’interdiction.

Récifs d’éponges et de corail dans le bassin de Géorgie, mai 2009. Photo : Kim Conway

Alberta North

La SNAP Alberta nord célèbre de bonnes nouvelles pour le troupeau de caribous de la région d’À La Pêche. Au cours de l’été 2021, des trappeurs locaux ont alerté la SNAP au sujet de blocs de coupe proposés pour l’habitat non perturbé du caribou. La conservation de l’habitat du caribou des bois est essentielle pour la prévention de nouvelles pertes de biodiversité. En 2022, grâce à de fortes pressions du public, à des organisations collaboratrices et à des discussions avec le gouvernement et l’entreprise forestière, la zone a été désignée comme « zone de non-récolte ».

Pour plus de détails, veuillez consulter le site cpawsnab.org/caribou/#MoonCreek.

Survol de l’habitat du caribou de Moon Creek près de Hinton, en Alberta. Photo: Gillian Chow-Fraser

Alberta South

En partenariat avec l’Alberta Ecotrust et la Chawkers Foundation, la SNAP Alberta sud a lancé bioDIVERSITY, une campagne à volets multiples qui vise à réduire les obstacles auxquels sont confrontés les communautés racialisées et les groupes d’immigrants pour accéder à la richesse et au bien-être qu’offrent les espaces naturels.

BioDIVERSITY propose entre autres des promenades en nature guidées par des Autochtones, et ChangeMakers, une écocommunauté en ligne ouverte à tous qui sera lancée à l’automne 2022. Ces initiatives transforment déjà les idées sur ce qui définit les termes « environnementalisme inclusif » et « environnementaliste ».

Pour plus de détails, veuillez consulter le site cpaws-southernalberta.org/about/biodiversity.

Api’soomaahka (Coyote en cavale), ou William Singer III, de la Nation Kainai de la Confédération des Pieds-Noirs, partage des enseignements sur les prairies lors d’une promenade en nature guidée par des Autochtones à Calgary. Photo: Sheri Tarrington

Saskatchewan

Après plus de dix ans de travail, la SNAP Saskatchewan célèbre la protection du lac Lobstick comme une étape vers la conservation et l’intendance à plus grande échelle du delta de la rivière Saskatchewan, sous la direction des Premières Nations et des Métis qui vivent sur ces territoires exceptionnels. La protection de cette réserve écologique de 98 580 hectares située dans la partie sud du delta est entrée en vigueur en novembre 2021.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site cpaws-sask.org/what-we-do/sask-river/delta.

Un aéroglisseur plane sur les eaux du delta de la rivière Saskatchewan. Photo: Prairie Rising

Manitoba

L’Initiative des aires de conservation de la Nation crie de Fisher River (FRCN) élabore actuellement un plan de conservation pour la région du sud-est d’Interlake, au Manitoba. Ce projet est dirigé en partenariat avec la Première Nation Peguis et la SNAP Manitoba. L’initiative analyse actuellement les commentaires des gardiens du savoir autochtone, des habitants de la région et des groupes locaux et à publier une ébauche de proposition de conservation.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site frcnconservation.ca.

Le rivage de l’île Moose à Fisher Bay. Photo : Ron Thiessen

SNAP Wildlands League

En août 2021, la SNAP Wildlands League s’est rendue à Moose Factory, dans le nord de l’Ontario, pour célébrer la prochaine grande étape dans la création d’une aire marine nationale de conservation (AMNC) dans la région de la baie d’Hudson et de la baie James. L’AMNC proposée abrite 20 % des bélugas du Canada, des millions d’oiseaux migrateurs et plus encore. Elle reflète une nouvelle forme de conservation axée sur la préservation de la diversité biologique, l’utilisation de la capacité de la nature à atténuer les changements climatiques et l’importance du savoir et de la souveraineté des Autochtones.

SNAP Vallée de l’Outaouais

SNAP Vallée de l’Outaouais protège la Mer Bleue, une tourbière vieille de 7 700 ans reconnue  internationalement et située dans la Ceinture de verdure de la capitale nationale. La Ville d’Ottawa donne actuellement la priorité au développement et à la fragmentation de l’habitat plutôt qu’à la protection de cet écosystème fragile, qui abrite d’innombrables espèces en péril.

Pour plus de détails, veuillez visiter snap-vo.org/parks-and-protected-areas/.

Une passerelle dans la tourbière de la Mer Bleue. Photo: Tourisme Ottawa

Québec

La SNAP Québec s’est battue devant les tribunaux contre les gouvernements fédéral et provincial pour exiger la protection des habitats essentiels de la rainette faux-grillon à Longueuil. Après des mois de mobilisation, le gouvernement fédéral a enfin émis un décret de protection pour la rainette faux-grillon de Longueuil en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

À l’automne 2021, la SNAP Québec a célébré son 20e anniversaire et ses victoires au fil des ans pour la protection de la nature, comme la protection de la rivière Moisie, du parc national de Tursujuq, des monts Chic-Chocs, des monts Groulx-Uapishka, de l’habitat essentiel de la rainette faux-grillon, du Banc-des-Américains, entre autres. La SNAP Québec a ainsi contribué à la protection de plus de 120 000 km2 au Québec, soit près de la moitié du réseau actuel d’aires protégées.

Nouveau-Brunswick

La firme Oracle a mené une enquête auprès de 300 Néo-Brunswickois à la demande de la SNAP Nouveau-Brunswick, de la Fédération du saumon de l’Atlantique et du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, qui révèle un soutien considérable pour la création de nouvelles aires protégées dans la province. Selon l’enquête, 90 % des résidents veulent que les dirigeants provinciaux respectent leur engagement de faire passer le degré de protection de 4,5 % à 10 %, dans un premier temps! Cependant, les dirigeants tardent à augmenter le nombre d’aires protégées.

Pour plus de détails, veuillez visiter cpawsnb.org/nbers-want-province-to-follow-through-on-protected-area-promise.

Une sortie sur l’eau au coucher du soleil, au Nouveau-Brunswick. Photo: Emily Fox

Nouvelle-Écosse

La SNAP Nouvelle-Écosse travaille à l’obtention de la désignation de parc urbain national (PUN) pour le parc sauvage de Blue Mountain-Birch Cove Lakes. Cette magnifique région sauvage proche de la ville de Halifax contient des forêts et des lacs importants et constitue une destination populaire pour les activités de plein air. La désignation de parc urbain national rehaussera l’importance de la conservation de ce parc sauvage et accélérera l’achat des terrains nécessaires à la création du PUN. La SNAP est heureuse de la collaboration entre Parcs Canada et la municipalité régionale de Halifax sur cette importante initiative.

Une sortie sur l’eau dans le parc sauvage de Blue Mountain-Birch Cove Lakes. Photo: SNAP Nouvelle-Écosse

Terre-Neuve-et-Labrador

La SNAP Terre-Neuve-et-Labrador continue de plaider pour l’avancement du plan d’aires protégées tant attendu pour l’île de Terre-Neuve. Le plan, publié en mai 2020, s’intitule A Home for Nature. Actuellement, moins de 7 % de la province est protégée. Le plan ferait passer le degré de protection à un peu moins de la moyenne provinciale de 10 %, ce qui contribuerait à la sauvegarde de la biodiversité et à la lutte contre les changements climatiques. En octobre 2021, la province a mené une consultation publique, mais le projet semble de nouveau au point mort. La SNAP demande au gouvernement provincial de mettre le plan en oeuvre.

Pour plus de détails, veuillez consulter le site cpawsnl.org/protectionplan.

Plage de Terre-Neuve Photo: Sean Brake


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