Changements climatiques

Les efforts de la SNAP pour la protection des magnifiques milieux sauvages du pays sur terre, dans les océans et dans les grands lacs d’eau douce sont essentiels en présence des changements climatiques. Comme le réchauffement de la planète s’intensifie, la protection de grandes régions sauvages reliées sera indispensable pour de nombreuses espèces, y compris les humains, qui seront forcés de s’adapter. En effet, le carbone stocké dans nos forêts et sous l’eau peut réellement ralentir le réchauffement climatique.

Passez à l'action

La forêt boréale canadienne stocke environ 186 milliards de tonnes de carbone, essentiellement dans le sol et les tourbières. Or, le carbone libéré dans l'atmosphère par l’exploitation forestière, minière, pétrolière, gazière et hydroélectrique, de même que par l’extraction de tourbe, contribue au réchauffement de la planète.

En protégeant de grandes superficies de milieux sauvages, le Canada :

  • aide les écosystèmes à survivre et à réagir aux changements climatiques;
  • prévient les émissions de CO2 causées par leur exploitation industrielle;
  • ralentit la boucle de rétroaction positive entre les changements climatiques et la perte de carbone de ces écosystèmes.

Menaces

Après la perte d’habitat, les changements climatiques représentent la plus grande menace à la biodiversité. En effet, 20 % à 30 % des espèces ont un plus grand risque d’extinction au fur et à mesure que les changements climatiques se manifestent. Le développement industriel effectué dans la forêt boréale fragmente l’habitat et les écosystèmes, ce qui rend la réaction et l’adaptation des espèces aux changements climatiques plus difficiles.

Travail de la SNAP

Au pays, la dégradation de la forêt se produit couramment : on construit des routes dans les forêts naturelles riches en carbone, on les exploite et on les remplace par de jeunes forêts qui ont moins de carbone emmagasiné.

Chris Henschel, directeur national de la conservation de la région boréale de la SNAP, travaille depuis plusieurs années pour présenter des propositions de politiques au gouvernement canadien et à d’ autres pays pour régler le problème. La déclaration obligatoire des émissions découlant de la dégradation de la forêt serait une mesure incitative à la protection de la nature au Canada et ailleurs dans le monde.