Signez pour protéger nos océans… et gagnez des prix fabuleux!

Photo - Christopher Michel
Pensez à ce que vous feriez avec une carte-cadeau de 200 $ chez Mountain Equipment Co-op. Si vous êtes comme nous, vous vous dites : il est temps de bouger, de s’activer et de commencer une nouvelle aventure. Mais avant toute chose – contribuez à la création de 12 nouvelles aires marines protégées d’ici la fin de 2012! Cette saison, chaque personne qui signe la pétition D’un océan à l’autre de la SNAP, qui vise à augmenter le nombre d’aires marines protégées au Canada, aura la chance de gagner un des trois chèques-cadeaux de 200 $ chacun, offerts par MEC, ou le grand prix : un surf à pagaie!
Pourquoi est-il important de soutenir cette campagne? Vous pourrez, certes, gagner des prix formidables (si vous êtes chanceux!), mais encore plus important, vous ferez partie des milliers d’autres Canadiens qui soutiennent cette campagne de la SNAP visant à atteindre l’objectif d’améliorer la protection de nos océans. Présentement, moins de 1 % de notre territoire marin dispose de mesures de conservation efficaces et durables – mettons-nous au travail pour accroître ce chiffre!
Vous trouverez sur notre site internet les 12 sites identifiés par la SNAP comme étant les meilleurs candidats à protéger. Vous y trouverez également des informations expliquant l’importance de chacun de ces sites et les menaces auxquelles ils font face.
Pourquoi 12 sites? Il y a sept ans, le gouvernement a pris un engagement d’établir un réseau complet d’aires marines protégées d’ici la fin de 2012 – ce réseau est loin d’être entièrement établi. Avec la campagne « D’un océan à l’autre », nous espérons recueillir 12,000 signatures en appui aux 12 sites d’ici la fin de 2012. Le but ultime est de voir un progrès significatif dans l’établissement de ce réseau.
Allez sur le site www.dunoceanalautre.ca et signez pour soutenir la protection de nos océans !
La mascotte « Bou » : une vraie vedette le 22 avril
À l’occasion du jour de la terre, citoyens et groupes environnementaux se réunissaient pour réclamer une meilleure protection de notre nature au Québec. Cette manifestation a été sans précédent avec plus de 250 mille manifestants.
Malgré notre arrivée tardive par des autobus bondés, des rues congestionnées ou bloquées par l’arrivée massive des manifestants, nous avons pu rejoindre quelques bénévoles de la SNAP.
Une fois le costume de caribou enfilé, il a fait tourner toutes les têtes! Jeunes et grands se précipitaient pour se faire prendre en photo avec notre mascotte nommée «Bou» et signer notre pétition pour la protection de cette espèce en péril.
Nous avons finalement dû demander à Sébastien d’enlever le costume afin que nous puissions rentrer chacun chez nous. Quelle belle journée à l’ambiance festive, j’y ai fait le plein d’énergie !
Merci à nos bénévoles et à tous ceux qui ont agi pour la protection du caribou forestier!
Marie-Eve Allaire
Protégez la rivière Nastapoka!
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La majestueuse rivière Nastapoka, dans le Nord du Québec (Nunavik), est exceptionnelle sur toute sa longueur. La Nastapoka, c'est :
* La seule population mondiale de phoques communs d’eau douce
* La seule population de saumons de toute la côte est de la Baie d’Hudson
* À son embouchure, un sanctuaire pour une population de bélugas en voie de disparition.
* Une rivière unique où se réunissaient les familles autochtones de toute la région en période estivale.
* Tout simplement un patrimoine naturel et culturel irremplaçable
Le gouvernement du Québec s'apprête à prendre une décision sur le sort de la Nastapoka. Deux options sont sur la table. La première : inclure le bassin versant de la rivière dans le futur parc national Tursujuq, sauvegardant ainsi ce secteur à perpétuité. La seconde : exclure la totalité ou une partie de la Nastapoka du futur parc, laissant la porte ouverte au développement industriel. Un barrage sur la rivière Nastapoka entraînerait une modification importante du débit de la rivière, ce qui aurait sans aucun doute des répercussions pour la biodiversité, notamment pour la population menacée de bélugas, en aval.
C'est maintenant ou jamais! Écrivez au premier ministre du Québec pour lui demander de protéger le bassin versant de la rivière Nastapoka et conserver ce patrimoine naturel et culturel irremplaçable.
Merci de votre appui,
L’équipe de la SNAP Québec : Patrick, Jérôme, Sylvain et Marie-Ève.
Et son conseil d’administration : Anne-Marie, Brigitte, Hugues, Joshua, Julie, Lorraine, Marie-Eve, Stephen et Yourianne.
« Intacts pour les générations futures » ?
Les parcs nationaux confrontés à de nouvelles menaces - De récentes décisions ont permis l’aménagement de nouvelles infrastructures touristiques commerciales dans nos parcs. Devons-nous percevoir celles-ci comme une nouvelle menace à l’intégrité écologique ?
L’arrivée du nouveau millénaire nous a permis d’envisager l’avenir de nos parcs nationaux avec beaucoup d’optimisme. En effet, après une décennie de luttes contre les pressions pour le développement commercial dans nos parcs nationaux, nous avons finalement commencé à cueillir les fruits de nos efforts, comme en témoignait l’adoption d’une nouvelle approche de gestion des parcs « axée sur la nature ». Pour en arriver là, une commission d’experts (y compris des représentants de la SNAP) avait conclu que les écosystèmes des parcs nationaux étaient menacés à l’échelle du pays. Cette conclusion a incité le gouvernement fédéral à accepter une série exhaustive de recommandations portant sur la façon de contrer les menaces qui pesaient sur les parcs.
En 2000, le gouvernement fédéral a modifié la Loi sur les parcs nationaux du Canada afin d’y préciser que l’intégrité écologique constituait la priorité dans le processus de gestion des parcs et, dans cette foulée, il a favorisé les investissements dans la création de parcs ainsi que dans la protection et le rétablissement des écosystèmes des parcs nationaux. Au cours de la décennie qui a suivi, Parcs Canada a été très dynamique, par exemple en mettant en place un système de surveillance et de production de rapports relatifs à l’intégrité écologique fondé sur des données scientifiques, et en prenant des mesures pour rétablir la santé des écosystèmes des parcs. Dans le cadre de ses démarches, Parcs Canada a réintroduit le bison et le putois d’Amérique dans le parc national des Prairies, a instauré des mécanismes de gestion des incendies dans les parcs où la santé de l’écosystème en dépendait, et a fait des progrès au chapitre du rétablissement du corridor faunique de la région de la Bow Valley dans le parc national Banff.
Toutefois, au cours des dernières années, les écologistes ont remarqué une augmentation inquiétante du nombre de décisions administratives qui laissent entrevoir un revirement de situation. Nous sommes inquiets que Parcs Canada fasse marche arrière en approuvant l’aménagement de nouvelles activités récréatives et de nouvelles installations commerciales tributaires d’infrastructures, ainsi qu’en s’éloignant de la priorité de protection de la nature.
En février 2012, faisant fi de la vive opposition du public, le gouvernement fédéral a annoncé sa décision d’accorder au voyagiste Brewster Travel Canada, société appartenant à la multinationale américaine VIAD, le droit d’aménager dans le parc national Jasper une plateforme d’observation au plancher de verre sur un belvédère le long de la promenade des Glaciers. Notons que le gouvernement a pris cette décision même s’il ne disposait pas suffisamment d’information pour en évaluer l’impact potentiel sur la faune.
L’an dernier, Parcs Canada a annoncé son intention de permettre l’utilisation estivale à grande échelle de la station de ski Mont Norquay à Banff. Cela soulève de graves inquiétudes quant à l’impact qu’auraient des milliers de visiteurs estivaux sur les grizzlis et d’autres espèces sauvages qui dépendent de cette région pendant l’été. La vallée de la Bow est un important habitat et un couloir de circulation pour plusieurs espèces. La décision est particulièrement inquiétante en ce sens qu’elle a renversé une entente déjà établie entre l’exploitant de la station de ski et Parcs Canada. Cette entente stipulait que pour exploiter la montagne de façon intensive pendant l’hiver, l’exploitant devait laisser tomber l’utilisation de la station pendant la saison estivale, étant donné les impacts possibles sur les grizzlis et d’autres espèces sauvages sensibles qui habitent la région en été.
Plus récemment, Parcs Canada a annoncé son intention de modifier le plan directeur du parc national du Mont-Riding pour inviter les entreprises à lui faire des propositions pour rouvrir le centre de ski du mont Agassiz. Ceci irait à l’encontre du plan de gestion précédent qui visait à démanteler l’infrastructure vieillissante de la station de ski en faillite et à restaurer l’écosystème de la région. Ce plan de gestion reflétait de manière appropriée l’obligation pour le parc de considérer l’intégrité écologique comme la priorité dans la gestion des parcs. [ Protégez le parc national du Mont-Riding ! ]
La Loi sur les parcs nationaux du Canada ne permet pas de développer de nouvelles zones skiables dans les parcs nationaux parce que le ski alpin a des impacts significatifs, reconnus aujourd’hui comme inappropriés pour les écosystèmes de nos parcs nationaux. Avec tout l’aménagement nécessaire, le remplacement des bâtiments et des équipements existants sur le mont Agassiz, suivant une décennie de régénération de son écosystème, le fait de rouvrir ce site serait l’équivalent de développer un nouveau centre de ski. Même l’étude de faisabilité du projet émettait un sérieux doute sur sa viabilité, en évoquant un faible marché, une réactualisation des exigences et la forte concurrence des autres domaines skiables de la région.
Que se cache-t-il derrière cette tendance ? Ces dernières années, Parcs Canada s’était fixé comme objectif d’attirer plus de gens dans nos parcs nationaux. La SNAP partage cet objectif d’encourager la population à apprécier la nature afin de développer une culture de conservation, mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’intégrité écologique de nos parcs ! Bien que Parcs Canada ait investi dans des activités orientées vers la nature, comme des programmes sur l’apprentissage du camping, l’agence s’appuie dorénavant de façon inquiétante sur des activités commerciales payantes, mettant l’accent sur des infrastructures lourdes plutôt que sur la nature, afin d’attirer plus de gens dans les parcs.
L’argument évoqué est que nous avons besoin de nouvelles attractions dans nos parcs afin d’attirer la population urbaine qui ne serait pas intéressée par les activités « traditionnelles » pratiquées dans les parcs. Toutefois, il n’existe aucune preuve que les Canadiens veulent ce type d’activités dans leurs parcs. Au contraire, les récentes protestations à propos de la passerelle à Jasper renforcent ce que la SNAP a toujours cru, c’est-à-dire que les gens aiment leurs parcs à l’état sauvage, protégés pour eux-mêmes et leurs petits-enfants. Il n’y a aucune preuve qu’ils veulent des entreprises touristiques qui tireront profit de nos trésors naturels en construisant de nouvelles infrastructures, et qui transformeront nos parcs en simples parcs d’attractions.
La SNAP a une longue histoire dans la défense de nos parcs. Notre organisation fut créée en 1963 suite à un plaidoyer au Parlement, par le ministre responsable des parcs nationaux, afin que les Canadiens se mobilisent pour la défense de leurs parcs. Dans les années 1970, nous avons stoppé un projet de développement massif au Lac Louise. Dans les années 1990, nous nous sommes battus et avons réussi à limiter le développement commercial. Aujourd’hui, avec votre aide, nous défendrons à nouveau nos parcs contre le retour de cette tendance de développement commercial inapproprié dans nos parcs nationaux.
Photos:
Mike Le
Kelly Sloan
La conservation dans un coin du monde rarement vu
La SNAP croit énormément aux droits des peuples autochtones à prendre les décisions sur leurs terres et leurs eaux historiques. Nous travaillons aussi avec plusieurs peuples autochtones pour promouvoir des projets de conservation d'un océan à l'autre, à l'autre!
Hier, l'association inuit Qikiqtani (QIA) du territoire Nunavut a lancé un rapport sur l'historique du projet Lancaster Sound. Ce rapport décrit leur désire de créer l'aire de la protection marine dans le grand nord. Ce rapport tient compte des connaissances traditionnelles, de l'importance des sources de nourritures pour la survie à long terme de ces communautés, ainsi qu'un vrai désir de voir le gouvernement passer à l'action au sein de cette région. Les gens du Nunavut sont déjà enthousiaste du projet - et il faut bien écouter les Inuits sur ce qu'il nous faut pour bien protéger Lancaster Sound.
Si vous voulez lire le rapport (en inuktitut et en anglais), veuillez le voir ici.
C'est un de nos 12 sites marins que nous cherchons à protéger avant la fin de 2012 - et il faut bien le faire.
C'est une région que je n'ai pas encore vu - mais une place qui est munie d'une énorme diversité biologique. C'est une place que les gens du QIA connaissent bien depuis des milliers d'années. Ils en ont pris soins tout au long. J'ai confiance dans leur capacité de nous montrer comment le faire.


