Les aires protégées du Canada ont généré 10,9 milliards de dollars de PIB, selon une étude de la SNAP Canada
Économie
Chaque dollar dépensé dans les aires protégées et de conservation génère 3,62 dollars en dépenses touristiques, ce qui stimule la croissance du PIB, l’emploi, les revenus et les recettes fiscales.
Partout au pays, les Canadiennes et Canadiens ressentent les effets de la crise économique, alors que les problèmes d’accessibilité financière persistent et que la nécessité d’une croissance économique occupe le devant de la scène. Face aux défis actuels, une nouvelle étude de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Canada) montre que les aires protégées et conservées peuvent ouvrir des perspectives économiques à l’échelle nationale.

Nos partisans n’ont cessé de rappeler au gouvernement que les Canadiennes et Canadiens ne devraient pas avoir à choisir entre l’environnement et le résultat net fédéral. Aujourd’hui, notre nouvelle étude évaluée par des pairs apporte des preuves supplémentaires qui renforcent notre argumentation commune : lorsque la nature prospère, les avantages sociaux et économiques sont indéniables.
Le rapport de la SNAP redéfinit la façon dont les Canadien·nes perçoivent la valeur de la nature, non seulement comme quelque chose à protéger, mais aussi comme un bien public qui pourrait constituer l’un des investissements à long terme les plus solides du pays.
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Le financement de projets de conservation essentiels expire le 31 mars.
Le rapport démontre que les investissements publics dans la nature constituent une stratégie économique solide qui profite également à l’environnement, aux communautés et à notre bien-être général.
Fait : En 2023-2024, chaque dollar dépensé par les gouvernements et les organismes sans but lucratif dans les aires protégées et de conservation (APC) a généré 3,62 dollars en dépenses des visiteurs.
Résultat : L’activité économique générée par les visiteurs a contribué à hauteur de 10,9 milliards de dollars au PIB du Canada.
- 150 000 emplois
- 6,6 milliards de dollars en revenus de travail
- 1,4 milliard de dollars en recettes fiscales pour les gouvernements grâce aux retombées directes, indirectes et induites
- Contribution pouvant atteindre 1,6 % du PIB rural à l’échelle nationale.
La plupart des APC sont situées dans des régions rurales et isolées. Cette activité économique joue un rôle prépondérant dans le soutien des économies locales, en fournissant des emplois stables et en diversifiant les bases économiques régionales.
Sur une période de 15 ans, l’analyse montre que, tandis que les dépenses publiques consacrées aux parcs protégés ont augmenté d’environ 50 %, les recettes fiscales ont progressé jusqu’à 250 %, parallèlement à une forte croissance du PIB et des revenus de travail. Les résultats démontrent que les retours sur investissement dans la nature sont persistants et durables, continuant à s’accumuler année après année à mesure que les aires protégées mûrissent.
Cette analyse permet de mettre en valeur quelque chose qui a longtemps été considéré comme acquis. La valeur de la nature est infinie, mais lorsque l’on se concentre principalement sur ce que l’on peut quantifier, les retombées économiques des aires protégées et de conservation sont frappantes. Ce rapport montre que la nature apporte déjà une valeur réelle et durable à l’économie canadienne, que nous en tenions compte ou non.
– Jason Wong, analyste économique à la SNAP Canada, auteur principal du rapport
La recherche souligne également l’énorme valeur climatique des APC, qui stockent d’immenses quantités de carbone dans le sol, soit l’équivalent des émissions de 57,8 milliards de voitures par an. En empêchant ce carbone d’entrer dans l’atmosphère, ces aires représentent un potentiel de dommages économiques de 51 100 milliards de dollars à l’échelle mondiale, ce qui confirme que les APC ne servent pas seulement à protéger l’environnement, mais constituent également une infrastructure économique et climatique.
Le Canada compte de nombreuses APC qui en sont aux premiers stades de leur création, ce qui signifie que leurs avantages économiques et fiscaux ne se sont pas encore pleinement concrétisés. À mesure que ces aires progressent, et grâce à une gestion et à des investissements plus solides, la recherche suggère que les retombées de la conservation au Canada sont probablement sous-estimées dans les chiffres actuels. Alors que les investissements publics fédéraux dans la nature doivent prendre fin le 31 mars, le rapport fournit des preuves opportunes que le renouvellement de ce financement constituerait un investissement judicieux et stratégique.
Au-delà des aspects économiques, le livre blanc explique comment les aires protégées renforcent le tissu social des communautés, en s’appuyant sur des études de cas du parc national du Gros-Morne, de la forêt pluviale du Grand Ours et du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent pour montrer comment la conservation renforce la stabilité à long terme des communautés et les économies locales. L’analyse souligne également les preuves de plus en plus nombreuses des bienfaits pour la santé et le bien-être liés à la visite des APC, ainsi que les modèles de gouvernance dirigés par les Peuples autochtones qui favorisent les opportunités économiques, la gestion responsable et la réconciliation.
Alors que le gouvernement fédéral s’apprête à faire avancer son Plan Nature national, cette étude montre clairement que la conservation doit être considérée comme un pilier fondamental de la politique économique et de l’édification nationale, plutôt que comme une réflexion après coup. Le Canada tire déjà une valeur considérable de la nature, mais une grande partie de cette valeur reste invisible dans notre processus décisionnel. Une fois cette valeur reconnue, la protection de la terre et de l’océan cesse d’apparaître comme un compromis et devient une question de bon sens.
– Chris Rider, directeur national de la conservation à la SNAP Canada.
Le rapport, intitulé « Largement appréciées mais insuffisamment valorisées », a été préparé par la SNAP Canada et évalué par des économistes et des experts en politiques de premier plan. Le livre blanc est actuellement disponible en format PDF, et la version mise en page sera publiée sur cpaws.org en mars 2026.
Contact médias :
Jayney Davidson
Yulu PR
[email protected]
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À propos du rapport
Largement appréciées mais insuffisamment valorisées : Comprendre les retombées économiques, environnementales et sanitaires des aires protégées et de conservation du Canada a été préparé par la SNAP Canada. Parmi les pairs évaluateurs figurent le C.D. Howe Institute, l’Université Simon Fraser et des experts en conservation et en économie.
Le rapport complet sera publié sur snapcanada.org ce printemps.

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