Déclaration : Un audit fédéral montre que nous pouvons protéger 30 % de la nature d’ici 2030, alors pourquoi le gouvernement fédéral freine-t-il des quatre fers ? 

Trois épaulards alignés sur le bord de la rive
Photo : Trois épaulards alignés, Telegraph Cove, île de Vancouver, Colombie-Britannique. Par Jeroen.

Économie | Gouvernement et politiques

Sandra Schwartz |

Ottawa, Ontario – La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) exhorte le gouvernement fédéral à agir rapidement à la suite des conclusions de l’audit publié aujourd’hui par le commissaire à l’environnement et au développement durable, qui souligne clairement l’urgence et l’opportunité de protéger les terres, les océans et les eaux douces du Canada.  

L’audit confirme que l’objectif de protéger 30 % des habitats terrestres, aquatiques et océaniques d’ici 2030 est à portée de main. Cependant, avec la disparition prévue du financement pour la nature en mars 2026 et l’absence de nouveaux fonds dans le budget 2025, le gouvernement s’écarte de la voie tracée et met cet objectif en péril. 

« Ce rapport montre ce qui est possible », a déclaré Sandra Schwartz, directrice générale nationale de la SNAP Canada. « Le Canada dispose des outils, des connaissances et du soutien du public nécessaires pour protéger 30 % de ses terres, de ses océans et de ses eaux douces. Ce qu’il faut maintenant, c’est la volonté politique et un financement stable à long terme pour mener à bien cette tâche. » 

Des bases importantes ont déjà été jetées dans un certain nombre de nouvelles aires marines protégées et d’aires marines nationales de conservation, et des progrès significatifs ont été réalisés en matière de conservation des terres et des eaux douces ; cinq accords sur la nature ont été signés avec les provinces et les territoires, ainsi que des accords de financement de projets pour la permanence (FPP) avec les Peuples autochtones des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et de la Colombie-Britannique.  

Si le financement fédéral est interrompu, nous ne pourrons pas poursuivre d’autres initiatives clés comme celles-ci, et des projets en cours depuis des années pourraient être brusquement interrompus, réduisant à néant des années de recherche, de relations et de ressources.   

Les aires protégées : l’infrastructure naturelle du Canada

Les aires protégées sont plus que des lignes sur une carte ; ce sont des systèmes vitaux qui nourrissent les communautés, soutiennent la pêche, stockent le carbone et soutiennent les économies rurales et côtières. Elles filtrent également notre eau, réduisent les risques d’inondation et contribuent à prévenir les incendies de forêt.  

Le rapport renforce également la position de la SNAP Canada selon laquelle les aires protégées constituent une infrastructure essentielle à l’édification de la nation. Les atouts naturels sont le fondement de notre prospérité à long terme. Le rapport indique qu’un réseau solide d’aires protégées à l’échelle nationale crée une certitude en matière de planification des infrastructures et de prise de décision, alors que le gouvernement fédéral cherche à accélérer l’approbation des projets d’importance nationale.  

« Il s’agit de jeter les bases de l’avenir du Canada », a déclaré Chris Rider, directeur national de la conservation à la SNAP Canada. « La véritable édification nationale ne consiste pas seulement à mettre en place de nouveaux projets ; la croissance économique et la durabilité environnementale sont symbiotiques. Nos communautés dépendent des atouts naturels pour assurer leur subsistance et leur bien-être. Si nous compromettons la protection des systèmes naturels pour accélérer le développement, le travail n’est qu’à moitié fait. » 

Aires marines protégées : combler les lacunes

L’économie océanique du Canada génère des milliards de dollars chaque année. Des écosystèmes sains produisent plus de poissons, ce qui favorise l’emploi et la sécurité alimentaire. Les habitats protégés des fonds marins stockent le carbone et protègent les communautés côtières contre les conditions météorologiques extrêmes. Les environnements marins attirent les visiteurs, soutiennent les entreprises locales et constituent des laboratoires vivants pour les sciences et la recherche marines.  

« Si nous nous arrêtons maintenant, nous gaspillerons des années de temps et de ressources qui ont déjà été investies », a ajouté Alex Barron, directrice nationale des océans à la SNAP Canada. « Le gouvernement a travaillé avec des partenaires et des communautés autochtones pour sélectionner les sites qui doivent être protégés. Maintenir le cap avec un financement constant est le seul moyen de poursuivre ce travail, de combler les lacunes, d’interdire les activités destructrices comme le chalutage de fond et de garantir que les aires marines protégées sont suffisamment vastes et correctement surveillées. Ce n’est qu’ainsi que nos océans et nos communautés pourront prospérer. » 

La SNAP Canada appelle à une action immédiate

Pour que le Canada puisse bénéficier d’océans, de terres et d’eaux douces sains tout en conservant une économie florissante, CPAWS exhorte le gouvernement fédéral à :

La SNAP Canada espère que ces lacunes seront comblées rapidement afin que les aires protégées puissent remplir leur rôle de pierre angulaire de la stratégie canadienne en matière de climat et de biodiversité. Il est tout aussi important qu’elles apportent des avantages réels aux populations, en soutenant les moyens de subsistance et les communautés dynamiques qui en dépendent.

« C’est un moment décisif pour le Canada, a ajouté Schwartz. Nous avons une voie claire à suivre pour protéger 30 % de la nature d’ici 2030. Saisissons cette occasion. La protection de la nature est essentielle pour assurer l’avenir du Canada. La fenêtre d’opportunité se referme, mais nous pouvons encore créer un héritage qui profitera aux générations futures. C’est maintenant qu’il faut agir. »

Sandra Schwartz
Directrice générale nationale,
Société pour la nature et les parcs du Canada

Pour organiser une entrevue avec l’un de nos porte-parole, veuillez communiquer avec :

Anissa Stambouli
Directrice adjointe nationale, Communications
SNAP Canada (Bureau national)
[email protected]
613-569-7226 (230)

Ne manquez jamais une occasion d'agir

Inscrivez-vous

Restez connecté à la nature grâce à la conservation de la nature dans votre région

Trouvez votre section régionale