Le temps presse pour la nature

Il ne reste plus beaucoup de temps au Canada pour protéger ce qui nous fait subsister.

Après les élections fédérales de 2025, la population canadienne s’attendait à ce que le gouvernement agisse pour protéger la nature, comme il s’y était engagé. Lorsque Mark Carney a évoqué pour la première fois de « nouvelles approches audacieuses » visant à protéger le patrimoine naturel du Canada pour les générations futures, cela a suscité l’espoir. Cependant, le financement fédéral essentiel à la protection de la nature arrivera à expiration le 31 mars.

S’il n’est pas renouvelé, les efforts de conservation essentiels à travers le pays seront interrompus, réduisant à néant des années de recherche, les partenariats établis, la dynamique acquise et la confiance instaurée. Les projets déjà en cours pourraient être suspendus et les investissements fédéraux antérieurs resteront inachevés.

L’avenir incertain de la nature met les écosystèmes en péril et prive les communautés des avantages environnementaux et économiques qui leur avaient été promis.

Animation montrant la perte de biodiversité en fonction du temps qui passe

Malgré les déclarations faisant état d’une « période de crise », le gouvernement a clairement indiqué que la nature ne figurait pas à son agenda ni dans son bilan.  

La population canadienne ne veut pas hériter d’un environnement en ruine.

Le gouvernement fédéral a brusquement changé ses priorités au gré des vents politiques et économiques. Il nous parle de bâtir un Canada plus fort et uni, mais sur le terrain, on voit plutôt un pays livré à un développement à tout-va, sans égard aux conséquences environnementales ni aux droits et au leadership des Peuples autochtones.

Laisser expirer les fonds consacrés à la conservation et affaiblir la protection de la nature alors que le développement s’accélère envoie un signal inquiétant quant à ce qui importe vraiment.

La nature n’est pas un luxe : c’est un élément vital et un atout économique essentiel.

Selon des sondages d’Abacus Data, 90 % de la population canadienne souhaite une croissance économique qui va de pair avec la protection de la nature. D’un océan à l’autre, nos communautés dépendent de la santé des écosystèmes pour soutenir leurs moyens de subsistance et les piliers de leur économie locale (tourisme, pêche, foresterie, agriculture, technologies propres) et pour réduire les répercussions coûteuses des inondations, des feux de forêt et des changements climatiques.

Laisser le financement fédéral expirer le 31 mars compromettrait à la fois la conservation et la résilience économique.

Nous avons les outils, les connaissances et l’appui du public pour protéger et restaurer 30 % de la terre, de l’eau douce et de l’océan du Canada d’ici 2030. Mais nous n’y parviendrons pas avec un gouvernement qui manque de volonté politique et de vision économique.

Nous devons rappeler au gouvernement que les Canadiennes et Canadiens se soucient de la nature.

Investir dans la nature, c’est investir dans notre avenir.

Avec votre aide, nous pouvons redonner à la nature une place centrale dans les décisions et les investissements fédéraux. La croissance économique et la protection de l’environnement peuvent aller de pair.

Il n’est pas trop tard pour contribuer à quelque chose de plus grand que nous et créer un réel changement.

Le 31 mars approche à grands pas.

C’est maintenant qu’il faut agir. Allez-vous prendre position pour la nature?

Rejoignez-nous, envoyez votre lettre.

La cible manquée de Carney en 2025

Chaque mois qui passe sans action est une occasion manquée de préserver notre patrimoine naturel.

Écrivez au premier ministre. Appelez votre député ou députée et les responsables clés.

Dites-leur que nous n’avons pas à choisir entre la nature et la prospérité. Des projets qui respectent les protections environnementales et les droits des Peuples autochtones sont déjà en cours; cet équilibre fonctionne.

Il existe une voie vers la stabilité économique qui protège les systèmes naturels. Il est temps pour le gouvernement de renouveler le financement de la conservation et d’engager le pays sur une trajectoire durable menant à une prospérité à long terme.

Contactez le premier ministre Mark Carney et les ministres Champagne et Dabrusin :

Ministres en CC : Tim Hodgson (Énergie et des Ressources naturelles), Joanne Thompson (Pêches), Dominic LeBlanc (Commerce Canada–États-Unis et Affaires intergouvernementales) et Mark Miller (Identité et Culture canadiennes, et Langues officielles).

Cela ne vous prendra qu’une minute. Pour vous faciliter la tâche, nous avons rédigé un message que vous pouvez personnaliser. 

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