Susan Marrier
CHAMPIONNE DE LA SNAP
« Lorsque je cherchais une façon de soutenir les espaces naturels du Canada, j’ai étudié plusieurs organisations qui font un travail important et de qualité. La SNAP Canada m’a impressionnée par sa vaste portée géographique et par la variété des projets qu’elle appuie. J’ai aussi appris que l’argent donné à la SNAP Canada a l’une des plus grandes répercussions parmi les organismes de bienfaisance canadiens. Mais pourquoi soutenir une organisation environnementale?
Le lien avec la nature fait partie de ma vie depuis l’enfance, car mon père m’a beaucoup appris sur le monde naturel et son importance. Il m’emmenait faire de la randonnée, des promenades en canot et des expéditions d’observation des oiseaux. Lorsque je suis arrivée au Canada, j’ai découvert un tout nouveau monde naturel : la forêt boréale tout près de chez nous, puis plus tard l’Arctique, cet univers si vaste et étonnant. Compte tenu de ce qui se passe dans notre monde et de la dévastation causée par la dégradation du climat et la course à l’exploitation des ressources sur et sous les précieuses terres autochtones et les océans, il est devenu impératif pour moi de prioriser les organisations qui œuvrent avec diligence et respect à la préservation de notre patrimoine commun pour les générations futures. J’encourage tout le monde à appuyer ces efforts, quels que soient leurs moyens. Ensemble, nous pouvons faire une différence. »
— Susan

QUE DIRAIT LA FORÊT?
UN POÈME DE SUSAN MARRIER
(Version adaptée de l’anglais)

Je suis unique, je suis plurielle. Je suis cet arbre qui vous tend la main avec amour. Je suis les centaines d’arbres dans ce boisé. Je souhaite la bienvenue aux autres plantes qui sont ici depuis des temps immémoriaux. Je suis les écureuils qui trouvent, mangent et enterrent mes graines pour que je puisse produire de nouveaux arbres. Je suis les campagnols, les souris, les papillons et les coléoptères, le ruisseau qui coule sur les rochers et qui chante en unisson avec le vent dans mes branches.
Mais je suis plus que ce que vous voyez ici. Je suis aussi les arbres d’ailleurs : nous sommes une grande famille. Et lorsque les humains nous coupent sans réfléchir pour nourrir leur appétit de gain, nous tremblons tous de douleur.
En harmonie avec tous les êtres vivants, j’offre de l’oxygène, de l’ombre, des fruits. Aux humains, j’offre un abri ombragé. En retour, je demande seulement à être protégée contre l’exploitation gratuite, contre les incendies et les inondations évitables, contre les maladies causées par la négligence humaine. Je veux seulement être aimée et avoir le droit de continuer d’exister, dans la vie et dans la mort, en relation avec tous les êtres qui trouvent domicile chez moi.
Venez donc revivre vos souvenirs d’enfance emplis de plaisir, d’imagination, d’exploration, dans l’arboretum de votre jeunesse. Venez, communiez avec les grenouilles de la forêt de Greenwood. Venez écouter les oiseaux chanteurs, et essayez de les capturer avec votre appareil ou vos pinceaux. Venez, faites-moi un câlin et écoutez mon cœur battre. Venez, prenez du cèdre pour votre méditation quotidienne et laissez une offrande de tabac en guise de remerciements. Venez vous renouveler et vous rafraîchir dans mon parfum, mes sons, mes innombrables couleurs qui changent chaque saison, mon vent sur votre joue et mon craquement sous vos pieds, mon écorce rugueuse ou lisse sur votre peau, mes baies goûteuses (bien que toutes ne soient pas destinées à vous, chacune ayant sa raison d’être). Et, lorsque vous le pouvez, parlez en mon nom. Les humains m’ont fait beaucoup de mal, et j’ai besoin qu’ils apprennent à m’aimer et à me respecter. Pas seulement pour enrayer le mal et apprendre à vivre en harmonie, mais aussi pour m’aider à guérir. Venez.