Faire front pour la nature
Envoyez une lettre pour faire entendre votre voix
Deux minutes suffisent pour joindre les ministres qui décideront si les protections de la nature seront sacrifiées pour accélérer les projets.
Le portail de messagerie enverra un message directement aux ministres concernés et mettra votre député en copie.
Exprimez-vous : dites au gouvernement que l’accélération des projets ne doit pas se faire au détriment de la protection de la nature.
La nature est notre plus grand atout.
Pour « Bâtir un Canada fort », le gouvernement ne devrait pas sacrifier la nature et les communautés. Ils ont mis en place de nouveaux moyens pour accélérer la croissance économique, et leur récent projet de loi intitulé « Loi visant à bâtir un Canada fort » (projet de loi C-39) a pour objectif de faire adopter à la hâte des décisions qui remodèleront le Canada de manière irréversible.
Si le projet de loi C-39 est adopté, il fera reculer de plusieurs décennies les efforts en matière de conservation. En plus d’accélérer le processus relatif aux grands projets, le gouvernement modifie à un rythme effréné les lois fédérales et les soumet en urgence au Parlement pour qu’elles soient votées. Ce rythme laisse peu de temps pour examiner et comprendre pleinement l’impact de ces décisions majeures, et empêche toute véritable consultation.
Il est temps que le Canada ralentisse, réfléchisse clairement et construise de manière responsable. Envoyez une lettre aux ministres et à votre député local pour leur rappeler que l’édification de la nation doit respecter l’intégrité environnementale, les droits des Peuples autochtones et le bien-être des communautés.
Vous avez déjà envoyé une lettre ? Merci.
Vous pouvez en envoyer une autre (nous avons mis à jour celle ci-dessous), car le projet de loi C-39 doit être amendé.
Découvrez d’autres façons de vous impliquer ou faites un don pour soutenir la protection de la nature.
Les risques dépassent l’entendement si la loi C-39est acceptée.. Elle nous ramènerait à une époque où les règles environnementales n’existaient même pas. Voici ce qui est proposé :
- Accorder des dérogations à certains secteurs privilégiés → Certains types de projets, comme les énergies renouvelables en mer et les pipelines, ne sont pas soumis à des études d’impact environnemental, même si le projet traverse un parc national ou une aire protégée.
- Les « régions d’intérêt national » pourraient créer des failles préoccupantes → une seule évaluation suffira pour une vaste zone où plusieurs projets seront menés, au lieu d’examiner chaque projet individuellement afin d’en comprendre l’impact sur l’environnement et la communauté environnante.
- Des paramètres plus précis sont nécessaires pour ces « régions ». Pourraient-ils être définis dans les zones où vivent des espèces menacées, comme le caribou ou les orques résidentes du Sud ?
- Donner à un ou une ministre le pouvoir d’accorder des permis et des approbations →Le résultat serait un processus décisionnel opaque, qui repose sur des considérations politiques plutôt que sur l’expertise scientifique, et qui mènerait au sacrifice d’espèces et d’habitats au nom d’intérêts industriels.
- Les projets examinés par des autorités de régulation spécialisées dans un secteur donné →qui exigent la prise en compte de « considérations économiques » pourraient faire pencher la balance en faveur des intérêts économiques au détriment de la protection des habitats et de la faune vulnérables.
Pour en savoir plus : « Trente ans d’assouplissement des réglementations. La nature en paie encore le prix »
Les enjeux pour vous et pour l’ensemble des Canadiens et Canadiennes
Ce que nous nous battons pour protéger aujourd’hui façonne le Canada que connaîtront les générations futures.
- L’élimination des garde-fous environnementaux accélère la perte de biodiversité. Ce problème n’est pas seulement environnemental : c’est aussi un risque économique qui perturbe les chaînes d’approvisionnement, fait grimper les coûts d’assurance et rend les catastrophes encore plus coûteuses.
- Les décisions prises aujourd’hui pourraient changer les terres publiques, les plans d’eau et la faune pendant des générations. Les Canadiens et Canadiennes ont le droit de comprendre ce qui est proposé et comment les décisions sont prises.
Le gouvernement a promis à la population canadienne…
une voie vers la prospérité qui respecte l’équilibre entre les impératifs économiques et environnementaux. Cependant, bâtir rapidement, ce n’est pas la même chose que bien bâtir. Les mesures de protection sont des moteurs de progrès. C’est une façon de montrer que nos lacs, nos forêts et nos espaces naturels sont des ressources nationales précieuses. Voilà la bonne façon de bâtir le Canada.
Une nature en santé nous procure de l’eau potable, preserve nos habitats fauniques et protège nos communautés contre les effets des changements climatiques tels que les inondations, les incendies et les températures extrêmes.
Le projet de loi C-39 n’est pas une preuve de leadership. C’est un pas en arrière. Bien que la SNAP Canada soit favorable à la suppression des obstacles inutiles et à la réduction des délais d’approbation des projets, les recommandations actuelles ne constituent pas la réponse dont la nature ou les Canadien.nes ont besoin.

Promesses et reculs
Aujourd’hui plus que jamais, la nature a besoin d’une population mobilisée. La dernière année a été marquée par des revirements constants du gouvernement fédéral en matière de conservation :
Janvier 2025
Le projet de loi C-73 (projet de loi sur la responsabilité envers la nature) sombre dans l’oubli lorsque le Parlement est prorogé. Le projet de loi n’était pas parfait, mais c’était un début.
Avril 2025
L’horizon s’éclaircit quelque peu lorsque la nature fait son entrée dans la plateforme électorale libérale. Des promesses modestes, certes, mais un pas dans la bonne direction.
Juin 2025
Le projet de loi C‑5, la « Loi sur l’unité de l’économie canadienne », est adopté précipitamment et introduit un processus fédéral permettant de restreindre les protections environnementales et de contourner les consultations avec les communautés autochtones.
Novembre 2025
Les jours se font plus courts et plus sombres, tout comme les perspectives pour la nature, qui n’est pas du tout mentionnée dans le budget fédéral. Au même moment, la publication des rapports du Commissaire à l’environnement et au développement durable (CEDD) révèle l’ampleur du financement encore nécessaire pour atteindre les objectifs de protection du Canada.
Fin 2025
Alors que la Stratégie pour la nature se fait toujours attendre, Mark Carney signe un protocole d’accord avec l’Alberta visant à créer de nouveaux corridors industriels qui laisseraient des brèches dans les protections environnementales, mettant possiblement en danger la côte nord du Pacifique et ses communautés.
mars 2026
Le plan Une force de la nature est lancée, avec un engagement de 3,5 milliards de dollars sur cinq ans pour la conservation. Il s’agit d’une avancée importante. Le véritable test sera maintenant sa mise en œuvre : permettra-t-elle au Canada de revenir sur la bonne voie pour protéger 30 % de ses terres, de ses eaux douces et de ses océans d’ici 2030 ?
Avril 2026
La Mise à jour économique du printemps annonce un financement additionnel de plus de 250 millions de dollars sur cinq ans, ainsi qu’un engagement à limiter les risques pour la vie marine le long de la côte du Pacifique, où le commerce et le trafic maritime augmentent. Cependant, l’écart entre le financement et les résultats continue de se creuser : nous avons maintenant le budget, mais nous attendons toujours la feuille de route pour atteindre nos objectifs en 2030.
Mai 2026
Le gouvernement annonce une proposition alarmante visant à accélérer la mise en œuvre de projets d’intérêt national. En accélérant le processus d’évaluation d’impact, en ouvrant la porte au sacrifice d’espèces et d’habitats essentiels au nom du développement industriel et en proposant la création de « zones économiques » où les règles habituelles ne s’appliquent pas, la proposition est l’antithèse des valeurs de protection de la nature récemment mises de l’avant dans Une force de la nature.
Juillet 2026
La période de consultation publique s’est achevée le 22 juillet. Elle invitait les Canadien.nes et les Peuples autochtones à faire part de leurs commentaires sur la proposition du gouvernement visant à accélérer la réalisation des grands projets. En septembre, le gouvernement a montré qu’il avait pris en compte ces commentaires.
Septembre 2026
À la suite de la consultation publique de juillet, le gouvernement a publié un rapport faisant état des préoccupations des Canadien.nes concernant le processus d’accélération proposé pour les grands projets, notamment : les zones économiques ; les modifications apportées à la Loi sur les espèces en péril ; et le fait que l’Office de régulation de l’énergie du Canada serait l’unique organisme chargé d’évaluer les projets d’oléoduc. Dans un contexte de croissance économique, le public a exprimé « le souhait d’améliorer la compétitivité et l’efficacité du Canada en matière de réglementation, de préserver les mesures de protection de l’environnement et de faire respecter les droits des Peuples autochtones ».
o En conséquence, le gouvernement a élaboré la « Loi visant à bâtir un Canada fort » (projet de loi C-39), qui doit être soumise au vote du Parlement. Découvrez pourquoi la SNAP Canada s’en inquiète.