L’été nous ramène vers la nature, qui nous procure santé, bien-être et ressourcement.
L’été est arrivé : les températures grimpent, les projets estivaux prennent forme et de nombreux Canadiens et Canadiennes cherchent des occasions de sortir et de renouer avec la nature. Escapade en famille dans un parc national, sortie en canot sur un lac des environs, promenade en forêt… L’envie d’explorer les espaces naturels du pays est palpable.
Ce n’est pas un hasard si ces moments comptent autant pour nous. L’été nous ramène à ce qui nous fait le plus de bien : l’air frais, la nature en pleine effervescence et le temps passé dehors avec les gens qu’on aime. Qu’il s’agisse de randonner dans les montagnes de Jasper, de pagayer sur les lacs du parc Algonquin ou de pédaler sur le sentier Sea to Sky, la nature est l’endroit où l’on va pour se détendre, refaire le plein d’énergie et renouer avec l’essentiel.
Si nous pouvons profiter pleinement de l’été, c’est grâce à la conservation de la nature. De plus en plus de gens reconnaissent que protéger la nature ne se résume pas à préserver des lieux agréables à visiter; nous dépendons de ces espaces pour notre santé, notre bien-être et nos besoins essentiels. Comme tous les êtres vivants, notre capacité à nous épanouir repose sur le monde naturel.
Le laissez-passer Un Canada fort donne un accès gratuit aux parcs nationaux tout au long de l’été.
Découvrez des trésors cachés et des sites à explorer partout au pays! Protéger et financer nos parcs, c’est un investissement dans le bien-être de la population et de la nature. Les parcs contribuent à notre économie et à la conservation, et atténuent les effets des changements climatiques.
La nature façonne notre identité
L’avis des Canadiens et des Canadiennes
Partout au pays, le message est clair : la nature n’est pas seulement une source de plaisir, mais elle fait partie de ce que nous sommes.
Selon une récente étude réalisée conjointement par la SNAP Canada et l’Université Wilfrid Laurier, près des trois quarts de la population canadienne estiment que la nature façonne leur identité, et 85 % considèrent qu’elle est au cœur de l’identité nationale canadienne. Bref, la nature — et la manière dont nous interagissons avec elle — définit largement qui nous sommes.
Selon une récente étude réalisée conjointement par la SNAP Canada et l’Université Wilfrid Laurier, près des trois quarts de la population canadienne estiment que la nature façonne leur identité, et 85 % considèrent qu’elle est au cœur de l’identité nationale canadienne. Bref, la nature — et la manière dont nous interagissons avec elle — définit largement qui nous sommes.
« La nature stimule ma curiosité et mon goût de l’aventure, et m’offre l’espace nécessaire pour mieux me comprendre. Elle m’aide aussi à mener une vie riche de sens. »
Natasha McGregor, Nouveau-Brunswick
Ce lien profond et ce sentiment de fierté se reflètent dans la manière dont nous choisissons de passer notre temps. Pour beaucoup d’entre nous, être dans la nature n’est pas qu’une simple question de loisir, mais de bien-être. Les recherches présentées dans le chapitre Avantages pour la santé et le bien-être de notre récent rapport montrent que 93 % des personnes qui visitent des aires protégées le font pour se sentir en meilleure santé, 92 % pour reposer leur esprit et 90 % pour se détendre physiquement. Plus de 84 % estiment que ces endroits améliorent leur bien-être mental, physique, spirituel et social.
Ces constats se vérifient partout au pays. Selon un sondage mené pendant deux ans par Parcs Canada, 95 % des plus de 16 000 personnes interrogées considèrent que les aires protégées contribuent à leur qualité de vie. Ensemble, ces résultats mettent en lumière une réalité plus profonde : on ne fait pas que passer du temps dans la nature; on y puise santé, bien-être et ressourcement.
Pour Natasha McGregor, passionnée de plein air du Nouveau-Brunswick, ce lien avec la nature est très fort. Des explorations de la baie de Fundy aux promenades quotidiennes en passant par les bains de forêt, le temps passé dans la nature améliore son bien-être, nourrit sa curiosité et donne un sens à son existence.
« La nature a eu un effet thérapeutique sur moi de nombreuses façons. Elle apaise le tourbillon de mes pensées et mon énergie débordante, stimule ma curiosité et mon goût de l’aventure, et m’offre l’espace nécessaire pour mieux me comprendre. Elle m’aide aussi à mener une vie riche de sens et à renouer avec ma spiritualité. »
L’expérience de Natasha trouve un écho partout au pays. Fait intéressant, les bienfaits que tant de personnes retirent de la nature sont aujourd’hui étayés par un nombre croissant de recherches scientifiques.
Prendre soin de son corps et de son esprit
Des études ont montré qu’une seule séance d’activité physique en milieu naturel procure de plus grands bienfaits pour l’humeur, les fonctions cognitives et le bien-être mental que la même activité pratiquée à l’intérieur ou en milieu urbain. De plus en plus d’observations scientifiques suggèrent qu’un accès régulier à la nature peut réduire le risque de maladies chroniques, comme l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et même le diabète.
La communauté scientifique a également montré que deux heures par semaine dans la nature suffisent à améliorer de façon significative notre santé et notre bien-être. Autrement dit, la science confirme ce que nous savons déjà intuitivement : plus nous passons de temps dans la nature, mieux nous nous portons, tant sur le plan physique que psychologique.
Ces constats suggèrent que la nature pourrait contribuer beaucoup plus largement à la santé publique. Garantir l’accès aux aires protégées et conservées constituerait un moyen peu coûteux d’améliorer à la fois les résultats environnementaux et la santé publique au Canada. Comme le démontrent ces études, la nature favorise des communautés en meilleure santé tout en allégeant les pressions à long terme sur le système de santé.
“When you’re in nature, and you the vastness of space, its beauty and how big it is, your problems seem way smaller. It puts things back into perspective.”
Hugo Baraer, Quebec
À travers ces études, il a été démontré que la nature favorise des communautés en meilleure santé tout en contribuant à réduire les pressions à long terme sur le système de santé.
Ce sujet sera exploré plus en détail dans la deuxième partie de cette série de blogue, qui sera publiée prochainement.
Quand la nature est loin de chez soi
Trop loin, trop cher, hors de portée
L’accès à la nature devient de plus en plus difficile partout au Canada, surtout si on vit en milieu urbain. Même si Banff se trouve à seulement une heure de Calgary en voiture, cette proximité ne profite pas à tout le monde, faute de transport en commun adéquat.
Des facteurs importants comme le coût, la distance et la faible desserte en transport en commun rendent difficile l’accès aux parcs régionaux, provinciaux et nationaux. Tout le monde n’a pas les mêmes chances de profiter des effets positifs de la nature sur la santé et le bien-être. Ces obstacles touchent toutefois certaines personnes plus que d’autres : la situation sociale et économique joue aussi un rôle, en particulier pour les personnes nouvellement arrivées au Canada, les personnes autochtones, noires et de couleur, les jeunes, les personnes en situation de handicap et les familles avec enfants.
Pour investir efficacement dans la santé et le bien-être de toute la population canadienne, nous avons besoin de davantage d’aires protégées et conservées — surtout dans les milieux urbains et leurs environs — afin de rendre la nature plus accessible, peu importe où l’on vit.
La question n’est pas de savoir si la nature soutient notre santé, mais de faire en sorte que tout le monde puisse en bénéficier.
L’importance de sortir chaque jour
Photo : Burgeo Hikers, par Derrick Mercer
Les bienfaits sont clairs. Partout au pays, on se tourne vers la nature pour se sentir mieux, se ressourcer et vivre en meilleure santé. Le sentiment de bien-être que nous éprouvons dans ces moments est maintenant étayé par des recherches scientifiques crédibles.
Protéger ces espaces, c’est protéger ces bienfaits dont nous avons le plus grand besoin. Il faut donc que davantage de personnes, dans un plus grand nombre de communautés, puissent accéder à des milieux naturels qui soutiennent leur santé, leur bonheur et leur qualité de vie.
Protéger la nature, ce n’est pas seulement préserver des paysages : c’est aussi prendre soin de nous-mêmes.
ARTICLE RÉDIGÉ PAR
Tatyana Feiner Coordonnateur national, Terres et eaux douces SNAP
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