Revue de l’année 2017 sur la protection des terres et des eaux intérieures du Canada

  • Date de publication: 12 20 2017 |
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Revue de l’année 2017 sur la protection des terres et des eaux intérieures du Canada : les progrès sont lents - le gouvernement doit agir

Ottawa - La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) demande aux gouvernements d’accélérer les progrès vers la protection d’au moins 17 % des terres et des eaux intérieures du Canada d’ici 2020. Dans un rapport publié aujourd’hui et intitulé Revue de l’année 2017 : la protection des terres et des eaux intérieures du Canada, la SNAP souligne que même si les progrès sur les terrains sont lents, des mesures positives ont été prises au cours de la dernière année. Dans ce rapport, la SNAP formule quatre grandes recommandations sur les mesures que le Canada doit mettre de l’avant en 2018 afin de respecter ses objectifs de conservation de 2020.

« Cette revue de l’année 2017 met en évidence le chemin parcouru jusqu’à maintenant et les mesures à prendre pour permettre au Canada de respecter ses engagements pour 2020. En plus d’intensifier les efforts vers 2020, nous devons aussi nous fonder sur la science et le savoir autochtone pour planifier la protection à plus grande échelle dont la nature et les personnes ont besoin pour prospérer », explique Éric Hébert-Daly, directeur général, SNAP Canada.

Le rapport formule les quatre recommandations suivantes sur ce que le Canada doit faire en 2018 afin de relever le défi de protéger au moins 17 % de nos terres et de nos eaux intérieurs d’ici 2020 et de préparer le terrain pour assurer la protection à plus grande échelle dont la nature et les personnes ont besoin pour prospérer à long terme :

  1. Investir dans la conservation : Un investissement fédéral d’au moins 1,4 milliard de dollars sur trois ans suivi d’un financement récurrent de 470 millions de dollars par année est nécessaire pour appuyer tous les gouvernements dans leurs efforts visant à accélérer l’établissement et à améliorer la gestion du réseau d’aires protégés à l’échelle du Canada.  
     
  2. Planifier au-delà de 2020 : La protection d’au moins 17 % des terres et des eaux intérieures du Canada représente un bon pas en avant qui nous permettra de prendre des mesures à long terme en fonction des besoins de la nature. Tous les gouvernements devraient commencer immédiatement à planifier « l’après 2020 » de manière à mettre en place des réseaux d’aires protégées efficaces et bien connectés et fondés sur la science et les connaissances autochtones.
     
  3. Mettre l’accent sur la qualité : Des données probantes indiquent que la conservation de la biodiversité passe par la protection de plus d’habitats; par conséquent, le Canada devrait chercher à protéger davantage de milieux terrestres et aquatiques au lieu d’essayer de modifier le système de comptabilisation afin qu’il incorpore d’autres aires de conservation existantes.
     
  4. Appuyer les aires protégées autochtones : L’établissement des aires protégées doit se faire dans un esprit de réconciliation et de partenariat avec les peuples autochtones. Toutes les administrations devraient travailler avec les gouvernements autochtones en vue de cerner le meilleur moyen d’établir et d’appuyer les aires protégées autochtones, notamment par l’élimination des obstacles juridiques et politiques et l’adoption de nouveaux mécanismes législatifs, au besoin.

« Le temps presse. Nous avons une occasion unique de conserver les milieux naturels et les espèces inestimables du Canada et prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la survie de la nature et de l’humanité. Il faut agir dès maintenant », ajoute Éric Hébert-Daly.
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