Ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux peuvent être les fers de lance des aires protégées

  • Date de publication: 02 21 2017 |
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Les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux peuvent être les fers de lance des aires protégées au Canada

OTTAWA – La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) a lancé un défi de taille aux décideurs du Canada à la veille de la rencontre ministérielle sur la conservation, la faune et la biodiversité.

« Faites preuve d’ambition, écoutez la science et soyez visionnaires. Vous avez une occasion sans égale de léguer un héritage aux générations futures », a lancé Éric Hébert-Daly, directeur général de la SNAP Canada.

Pour la première fois depuis 1992, les différents ordres de gouvernement canadiens se mobiliseront en vue d’élargir notre réseau d’aires protégées dans le cadre d’une initiative axée sur la conservation de la nature. La SNAP accueille positivement cette initiative, qui place la conservation de la nature au cœur du processus de développement de notre pays. En 2010, le Canada a signé la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies et, par le fait même, s’est engagé à protéger au moins 17 % de ses zones terrestres d’ici 2020. À l’heure actuelle, le Canada n’en protège que 10,7 %, ce qui le met à la traîne par rapport au reste du monde. Pourtant, d’après les analyses de la SNAP, le Canada s’approcherait largement de son objectif si les gouvernements mettaient en œuvre d’ici 2020 leurs engagements et leurs projets actuels en matière d’aires protégées.

« À l’occasion du 150e anniversaire de la Confédération, on ne peut offrir un meilleur cadeau aux Canadiens qu’un patrimoine naturel bien protégé. La nature fait partie de notre identité en tant que Canadiens. Symboles puissants et emblématiques de notre pays, nos parcs et nos aires protégées sont des milieux essentiels à la survie des espèces sauvages, et des êtres humains », explique Alison Woodley, directrice nationale du Programme des parcs de la SNAP. « Au Canada, 90 % des terres sont gérées au nom de l’intérêt public par les instances fédérales, provinciales, territoriales et autochtones; par conséquent, l’atteinte de cet objectif passe par la collaboration, parfaitement réalisable d’après nous, entre tous les ordres de gouvernement. »

La SNAP salue l’ensemble des ministres qui participent activement à ce processus et souligne le rôle de chef de file que jouent Alberta Parks et Parcs Canada au sein du groupe de travail En route vers l’objectif 1, qui cherche à favoriser l’atteinte de l’objectif de 17 %. L’apport de chaque gouvernement permettra au Canada de concrétiser l’héritage à léguer aux générations futures.

« La réussite de ce processus passera par une participation active des gouvernements autochtones à l’échelle du Canada », souligne Éric Hébert-Daly. « Partout au Canada, nous pouvons voir le leadership dont font preuve les gouvernements autochtones pour protéger de vastes zones de leurs territoires traditionnels. Pensons aux efforts déployés par la Première Nation des Lutsel K’e Dene pour la création de la réserve de parc national Thaidene Nëné, dans les Territoires du Nord-Ouest, et par la Première Nation de Moose Cree, qui essaie de protéger de façon permanente le bassin de la rivière North French, dans le nord de l’Ontario. Il est capital que les gouvernements respectent ces plans, à la fois dans un esprit de réconciliation, et dans une optique de paver la voie à des relations harmonieuses pour les 150 prochaines années. »

« Il faut également garder à l’esprit que l’objectif de 17 % représente une première étape importante. En fait, tout en travaillant pour atteindre les objectifs à court terme, nous aurions avantage à nous projeter au-delà de 2020 pour planifier une protection à grande échelle fondée sur la science et les connaissances autochtones afin d’assurer la santé des écosystèmes à long terme », fait valoir Alison Woodley.

La SNAP veille également à ce que les efforts mis de l’avant pour atteindre l’objectif de 17 % ne viennent pas prendre la forme d’un exercice comptable, au détriment de mesures de conservation concrètes et efficaces.

« Nous espérons que les autorités se doteront d’une feuille de route qui énoncera de manière détaillée les mesures à mettre en place pour atteindre l’objectif de 17 % d’ici 2020, et ce, en prenant en considération non seulement l’aspect quantitatif de l’objectif, mais aussi l’aspect qualitatif. Nous devons veiller à ce que la biodiversité soit protégée à l’intérieur d’aires protégées efficaces, et à ce que les mesures de protection ne soient pas affaiblies pour faciliter l’atteinte de l’objectif », mets en garde Alison Woodley.

« La SNAP est vraiment heureuse de constater l’importance que les gouvernements à l’échelle du Canada accordent à ce processus », fait remarquer Éric Hébert-Daly. « La cause de la conservation peut rallier les différents ordres de gouvernement et permettre aux intervenants régionaux de trouver des terrains d’entente. Nous travaillerons avec enthousiasme avec le public, les gouvernements autochtones et d’autres parties prenantes afin de trouver des avenues efficaces pour répondre aux besoins de la nature. Notre bien-être dépend de la santé de nos milieux naturels; il est donc dans notre intérêt de les protéger. »

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Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Stacy Corneau, gestionnaire des Communications de la SNAP, au 613-569-7226 poste 234, ou à scorneau@cpaws.org.

La Société pour la nature et les parcs du Canada
La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) est le seul organisme de bienfaisance national qui se consacre exclusivement à veiller à la protection de nos terres et de nos eaux publiques et à assurer que la gestion de nos parcs permette de protéger la biodiversité qui y vit. Depuis plus d’une cinquantaine d’années, la SNAP a joué un rôle primordial dans la protection de près d’un demi-million de kilomètres carrés – une superficie plus importante que celle du Yukon. Notre vision est de protéger au moins la moitié des terres et des eaux publiques du Canada afin que les générations futures puissent, elles aussi, profiter des milieux naturels inestimables de notre pays.

La SNAP est présent dans pratiquement chaque province et territoire du Canada. En tant qu’organisation qui mise sur la collaboration, la SNAP travaille de concert avec tous les ordres de gouvernement, les représentants de l’industrie et les communautés afin d’atténuer l’impact des activités humaines sur les territoires que nous partageons. La SNAP milite également pour la création de parcs et d’aires protégées au profit des générations actuelles et futures de Canadiens.