LA SNAP salue le projet de loi visant à combler les lacunes de la Loi sur le parc urbain national de

  • Date de publication: 06 09 2016 |
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Ottawa – la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) accueille favorablement le projet de loi C18 présenté aujourd’hui à la Chambre des communes par le gouvernement du Canada dans le but de modifier la Loi sur le parc urbain national de la Rouge afin que ses dispositions priorisent l’intégrité écologique dans le cadre de la gestion du parc. Si le projet de loi est adopté, il viendra rectifier des lacunes importantes : la faible priorité accordée à la conservation de la nature dans la cadre de la gestion du parc et la conformité avec la définition internationale d’aire protégée.

« Aujourd’hui, le gouvernement du Canada a fait un pas dans la bonne direction », a fait valoir Janet Summer, directrice générale de la SNAP Wildlands League. « Différentes espèces en bénéficieront, comme la buse à épaulettes, le faucon pèlerin, le noyer cendré et le magnifique papillon monarque. Il s’agit d’un énorme progrès. La nature sera au premier plan », ajoute Janet Summer.

Pas moins de sept millions de personnes vivent à une heure de route du projet de parc urbain national de la Rouge. Les gestionnaires de parc nécessitent donc de solides mécanismes juridiques pour en protéger les écosystèmes contre les pressions inévitables exercées par le milieu urbain environnant. Ce cadre doit contenir un mandat clair indiquant que la nature doit avoir la priorité absolue dans toute décision administrative, par exemple lorsqu’il est question de propositions d’aménagement de nouvelles routes, de stationnements ou d’autres projets de développement. Sans un tel cadre, la nature sera inévitablement condamnée.

« La SNAP fait bon accueil également aux dispositions du projet de loi qui assureront une meilleure certitude pour la communauté agricole de la région », souligne Éric Hébert-Daly, directeur exécutif national de la SNAP. « Cela montre qu’en faisant preuve de créativité, il est possible de trouver des solutions favorables à la fois pour le milieu agricole et la conservation des écosystèmes inestimables de la Rouge », se réjouit Éric Hébert-Daly.

La SNAP remercie l’honorable Catherine McKenna et son équipe du travail sérieux accompli au cours des six derniers mois, et d’être à l’écoute des Canadiens et des Canadiennes pour trouver des solutions viables.

Situé dans l’est de la région du Grand Toronto, le parc de la Rouge englobe une vaste partie du bassin hydrographique de la rivière Rouge – l’un des derniers à se jeter dans l’ouest du lac Ontario qui est encore épargné du développement humain. Le parc protège une forêt carolinienne rare, abrite au-delà de 1 700 espèces animales et végétales, dont 23 sont menacées, et constitue le seul corridor faunique entre la moraine d’Oak Ridges et le lac Ontario.

Le parc était censé devenir l’an dernier une section du premier parc urbain national du Canada. Toutefois, l’initiative a échoué étant donné que le gouvernement fédéral précédent n’avait pas prévu des mesures juridiques appropriées en matière de protection de l’environnement. L’annonce d’aujourd’hui représente un très grand pas pour remettre cette initiative sur la bonne voie.

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Pour toute demande d’entrevue, veuillez communiquer avec :

Anna Baggio, SNAP Wildlands League, 416-453-3285 (mobile)
Éric Hébert-Daly, SNAP, 613-899-7226 (mobile)

Pour de plus amples renseignements et pour voir des cartes à haute définition du parc urbain national de la Rouge, veuillez consulter : http://wildlandsleague.org/project/rouge-park/

Établie en Ontario, au Canada, la Wildlands League est un organisme sans but lucratif voué à la conservation et aussi une section de la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP). Apprenez-en davantage sur la Wildlands League à l’adresse http://www.wildlandsleague.org
. La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) est le seul organisme à but non lucratif dévoué exclusivement à la protection de nos terres et eaux publiques, et qui s’assure que la gestion de nos parcs permet avant tout de protéger la nature qui y vit.